dimanche, 21 octobre 2007
Chantier (6): fin (provisoire)

[ Episodes précédents ici ici ici ici ]
Voilà, cette fois est la bonne. Réouverture ce lundi 22 octobre des 3e et 4e étages de la section des monographies. J'évoque cependant dans le titre une fin provisoire des travaux de réaménagement de notre bibliothèque: il reste à s'attaquer aux 1er et 2e étages. Sera pas une mince affaire: ces deux étages sont un mélange de salles de consultation, de rayonnages, de bureaux, de services aux utilisateurs. Rendez-vous l'année prochaine, donc... (normalement, si tout va bien, etc., bref toutes les précautions d'usage).
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dimanche, 30 septembre 2007
Chantier (3)

[Quelques nouvelles photos datant du vendredi 28/09/07]
Eh oui, les travaux (ici et ici) de la BSPO continuent... Deux semaines dans la vue. Deux étages toujours fermés. Aléas à gérer. Plus de tapis. Le temps de les commander... de les recevoir... Vous voyez le tableau. D'autant plus que nous dépendons de tiers... les services techniques, la société qui effectue les travaux... C'est donc une rentrée académique chahutée. Les nouveaux étudiants à accueillir, les formations aux outils documentaires à donner. Merci de nouveau aux personnes qui sont aux commandes de toute cette organisation depuis début juillet: Muriel, Maxime, Francisco, sans oublier les jobistes (sous-staffée, notre bibliothèque pourrait difficilement s'en sortir sans eux). Sans compter que Max et Franci sont en cdd. Incroyable quand on sait leur valeur. Mais on a beau faire, le cadre est figé.
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samedi, 11 novembre 2006
LREG: Europe et gouvernance
Living Reviews in European Governance (LREG) est une revue en ligne qui, comme son titre l'indique, traite de questions de gouvernance en Europe.
Voir ici les détails concernant les éditeurs.
Il est possible de recevoir une alerte par e-mail à chaque fois qu'un article est mis en ligne. Dommage qu'ils n'aient pas pensé à un fil RSS...
Source: Peter Scott's Library Weblog
16:29 Publié dans BSPO, Revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 24 mai 2006
EBSLG 2006 : notes personnelles
Libraries in the global information economy
Focus : quality
Parmi les présentations auxquelles j'ai assisté, voici celles qui me paraissent les plus pertinentes.
Fonction et place des bibliothèques dans l'enseignement supérieur
["Quality in higher education : the library as the main artery of the educational institution", Ragnhild Kvalshaugen (NOKUT), EBSLG 2006, Oslo, 18 mai 2006 - version ppt]
L'intervention de Ragnhild Kvalshaugen a porté sur la notion de qualité dans l'enseignement supérieur. Après une présentation de l'agence NOKUT, en charge du programme de qualité en vigueur en Norvège (mais aussi de son équivalent au niveau de l'Union européenne), R. Kvalshaugen a mis l'accent sur la place et le rôle des bibliothèques dans ce processus.
Souvent confinée dans la rubrique "support" ou encore "infrastructure" des institutions auxquelles elles sont liées, les bibliothèques de type universitaire devraient pouvoir davantage évoluer, dans les faits et dans les esprits, vers un modèle qui reposerait sur la notion de partenariat privilégié (cf. schéma).
Les bibliothèques doivent continuer à contribuer à la qualité de l'enseignement, en mettant l'accent sur :
- l'accessibilité (sur place et sur le web) et la validation des ressources
- l'aménagement des espaces de travail (notamment pour permettre les travaux de groupe) et de l'infrastructure informatique (pour permettre aux utilisateurs d'utiliser leurs PC portables)
- la formation des étudiants aux différentes ressources proposées
Les bibliothèques peuvent également devenir un partenaire de la recherche :
- en favorisant l'accès en ligne des ressources utilisées par les chercheurs
- en proposant des formations à l'utilisation de certaines ressources (exemple : les périodiques électroniques)
- en impliquant les académiques et les chercheurs dans les négociations d'achat de ressources
- en proposant des services interbibliothèques de qualité
Cela suppose une meilleure intégration de l'entité "bibliothèque" dans l'institution-mère : idéalement, les bibliothèques pourraient contribuer à terme à une meilleure recherche, à un meilleur enseignement et donc, par voie de conséquence, à une meilleure qualité des diplômés (qui, pour une part d'entre eux, deviendront à leur tour professeurs, chercheurs). Cette perspective nécessite, d'une part, une prise de conscience des autorités, des académiques et des chercheurs et, d'autre part, une professionnalisation accrue et continue du personnel de bibliothèque.
Créer de la valeur ajoutée pour l'enseignement et la recherche
["The library as competitive advantage - Creating value for education and research", Jakob H. Petersen (DEFF, DNLA), EBSLG 2006, Oslo, 18 mai 2006 - version PDF]
Pour J.H. Petersen, le processus de Bologne* et la globalisation vont augmenter la compétition dans l'enseignement supérieur et, par voie de conséquence, dans les bibliothèques.
(* Pour rappel, "le processus de Bologne vise à mettre en place un espace européen de l'enseignement supérieur à l'horizon 2010 à travers trois objectifs principaux : l'introduction d'un diplôme de premier cycle et d'un diplôme de second cycle dans tous les pays - avec un premier cycle d'une durée minimale de 3 ans, l'introduction d'un système de transfert des crédits (ECTS), et enfin l'élimination des derniers obstacles à la mobilité des étudiants et des professeurs". [source : Euractiv])
Dans ce contexte, il est bon de rappeler que la mission finale des bibliothèques est de soutenir l'enseignement. Et puisque cet environnement est en pleine mutation, nous devons nous préparer. En effet, il est de plus en plus évident que nos collections ne constituent qu'une petite partie des ressources disponibles. Il est légitime de penser qu'il y a un risque pour les bibliothèques d'être "bypassées" dans certains cas par des outils d'une utilisation en apparence plus facile et d'une exhaustivité toute théorique.
S'adapter aux technologies du Web 2.0 devient progressivement urgent pour les bibliothèques : il ne s'agit évidemment pas de perdre notre temps à courir derrière toutes les nouveautés "tech", mais plus concrètement de s'inspirer de certaines technologies susceptibles d'améliorer nos services (Open source software, Wiki, blogs, etc.). En ne perdant pas de vue qu'une validation sera plus que jamais nécessaire...
On constate que les services tendent de plus en plus à se conformer au modèle du "self-service" : ici aussi, ne soyons pas dupes, le principe idéal devrait être le suivant : soyons "invisibles" lorsque tout fonctionne correctement, "matérialisons-nous" lorsque les utilisateurs sont confrontés à un problème. Ils nous en seront souvent très reconnaissants...
Toujours dans le même ordre d'idée, il est primordial de contextualiser davantage nos contenus : les bibliothèques doivent être présentes dans l'environnement électronique des utilisateurs en ouvrant par exemple les résultats de recherche à d'autres ressources pertinentes (toute la problématique du linking - cf. par exemple les travaux de H. Van de Sompel). Il faut aller dans le sens de la marche et ne pas s'enfermer dans nos propres collections : pourquoi ne pas être référencés, par exemple, sur les outils utilisés par nos lecteurs? J.H. Petersen donne comme exemple la présence du catalogue de la bibliothèque nationale danoise dans Google Scholar. Les réactions des bibliothécaires étaient évidemment partagées...
Illustrations :
1er schéma : l'"infosphère" du point de vue des utilisateurs
2e schéma : la place occupée par les bibliothèques dans l'"infosphère" des utilisateurs
3e schéma : le rôle potentiel des bibliothèques dans cette "infosphère"
Une des conclusions qui s'impose, si l'on suit ce raisonnement, est que les bibliothèques doivent davantage aller vers les utilisateurs (et ne plus attendre passivement sur leurs positions).
J.H. Petersen insiste sur la nécessité pour les bibliothèques de s'adapter aux évolutions de l'enseignement, lequel devient de plus en plus :
- une question d'apprentissage (education -> learning)
- collectif (travaux de groupe)
- une question de méta-compétences (specific skills -> meta-competencies);
ainsi qu'aux évolutions de la recherche, laquelle s'inscrit désormais dans un contexte :
- collaboratif (importance des réseaux)
- international
- inter-disciplinaire
Les bibliothèques doivent mettre en avant de manière extrêmement claire leur rôle précis dans les processus d'apprentissage et de recherche, promouvoir leurs services, augmenter leur professionalisme, s'inscrire davantage dans la coopération et le partenariat. Il s'agit évidemment d'un programme ambitieux...
J.H. Petersen a également pointé quelques évolutions qui se précisent dans les bibliothèques :
- la réorganisation interne des activités existantes : par exemple, on tendrait à "déléguer" ou à automatiser progressivement certaines tâches "classiques", telles que l'acquisition, la catalographie, le prêt, alors que les services de référence, la gestion des ressources électroniques, les services en ligne prennent davantage de poids
- la constitution de consortium pour la négociation des abonnements et des licences (la BICfB en Belgique francophone - c'est moi qui donne cet exemple qui concerne directement mon institution)
- l'introduction et la gestion progressive de l'e-learning
- le knowledge management (exemple : les répertoires institutionnels)
- toute la question du positionnement des bibliothèques : quid de l'évolution d'une fonction principalement administrative vers une fonction davantage éducative...
- enfin, n'oublions pas que bien souvent, les bibliothèques sont les vitrines de l'institution !
"Get on the Net so I can link to you" : une position tranchée
["Get on the Net so I can link to you - Academic search and findability in the age of Google", Espen Andersen, EBSLG 2006, Oslo, 19 mai 2006 - version PDF - podcast]
Le moins qu'on puisse dire est que l'intervention d'Espen Andersen a suscité de vives réactions parmi les bibliothécaires et, surtout, les représentants des produits utilisés quotidiennement dans les milieux académiques (ProQuest, Thompson, etc.). Je vais tenter de synthétiser sa position...
Prenant comme appui les articles de T.W. Malone - J.F. Rockart ("Computers, Networks and the Corporation", Scientific American, sept. 1991, 128-136) et de W. Orlikowski ("The Duality of Technology: rethinking the concept of technology in organizations", Organization Science, n° 3, 1992, 398-427), E. Andersen explique que les technologies évoluent en trois phases :
- phase de substitution
- phase d'expansion
- phase de structuration
Internet serait en train de passer de la phase deux à la phase trois. Concrètement, E. Andersen met l'accent sur les conséquences suivantes :
- la recherche tend à remplacer la catégorisation
- les interfaces de recherche deviennent les interfaces par défaut
- la connaissance des comportements de recherche acquiert une importance parfois plus grande que l'information elle-même
- les outils collaboratifs se développent rapidement (cf. Wiki)
- la communication adopte une nouvelle forme (cf. les blogs, le podcasting)
- l'information est diffusée (et reçue) suivant de nouvelles modalités (cf. les fils RSS, les "agrégateurs")
Bref, toute l'information sera sur le web... et accessible grâce à Google.
Pour étayer sa position, E. Andersen compare la recherche d'un article effectuée d'une part via EBSCO, d'autre part via Google Scholar. Après avoir illustrer les nombreux obstacles qui retardent, selon lui, l'accès éventuel au document (le choix de la "bonne" base de données, l'identification, la complexité de l'interface de recherche), E. Andersen constate que la référence trouvée ne donne accès qu'à un résumé de l'article en question. Déception. En revanche, via Google Scholar, la recherche est directe et fructueuse... sauf que nous tombons sur le "draft" de l'article en question, en première positon dans la longue liste des résultats, et pas sur l'article lui-même. On peut donc légitimement s'interroger sur la pertinence d'une telle comparaison.
Elle permet cependant à E. Andersen de lister les défauts des bases de données académiques :
- peu ou pas de linking vers d'autres ressources
- pas de cross-linking entre bases de données
- pas d'exploitation des comportements de recherche précédents
- pas d'accès unique (single sign-on)
Selon lui, les fournisseurs de bases de données académiques se contentent de "préserver le passé" au lieu de faciliter les évolutions dans le domaine de la recherche informationnelle :
- recherche "intuitive" vs recherche par catégorie
- mise en ligne directe par les auteurs eux-mêmes (et accessibilité des articles en ligne avant tout autre type de publication : ce qui permet à E. Andersen de se poser de sérieuses questions sur l'avenir des périodiques académiques)
- nouvelles interfaces de recherche (cf. AquaBrowser de VTLS : recherche graphique, associative, contextuelle - c'est moi qui donne cet exemple qui concerne mon institution)
Une nouvelle fois, la conclusion de E. Andersen est que toute l'information sera sur le web... et accessible grâce à Google.
Parmi les nombreux arguments qui sont venus nuancer cette position, citons-en quelques-uns :
- Google Scholar ne permet pas d'affiner une recherche selon la logique booléenne ou des filtres (ce que des outils tels que ProQuest permettent)
- Google Scholar ne repose sur aucune indexation (contrairement aux bases de données professionnelles)
- ce qui n'est pas gratuit n'est pas sur le web (et donc pas dans Google Scholar)
- quelle est la validation (et notamment le peer-reviewing) opérée sur le contenu du web ?
- quelle est la "valeur" (qualité) de l'information dont parle E. Andersen ? Il semblerait dans son esprit qu'il n'y ait aucune hiérarchie entre une recette de cuisine et l'article de tel chercheur spécialiste reconnu d'un domaine depuis vingt ans... C'est bien là une des pauvretés de Google (même dans sa version Scholar)
- la recherche fédérée peut être une réponse à la problématique de l'accès unique
- Google est certainement utile pour un certain type de recherche, mais de là à remplacer tous les outils professionnels...
- et surtout : comment est-il possible de comparer Google et son idéologie "do-it-yourself" aux spécialistes de l'information (oui, les bibliothécaires, même s'il y a un certain effort de professionnalisation à produire pour faire face à la "concurrence") ? C'est un peu comme proposer aux médecins de prendre leur retraite, l'automédication fera le reste...
Voir aussi la présentation de Terry Robinson (ProQuest) : "The Challenges of delivering Quality Information in the Age of Google - A Publisher Perspective" - version pdf
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dimanche, 14 mai 2006
EBSLG 2006
Du 17 au 20 mai, je participe à Oslo à la conférence annuelle de l'EBSLG.
Au programme : "Libraries in the Global Information Economy - Focus : quality".
Plus de détails à mon retour.
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